6 projecteurs vidéo à l’essai : la solution cinéma

S’il est un rêve que tout vidéophile n’a jamais cessé de faire depuis l’apparition des premiers vidéo-projecteurs tri tubes, c’est bien celui de posséder sa propre salle de cinéma sans investir pour autant des sommes pharaoniques… Ce rêve est aujourd’hui accessible, avec l’avènement des technologies DLP et LCD qui sont désormais abordables et performantes.

Le choix d’un vidéo-projecteur n’est pas simple tant les critères sont nombreux et souvent obscurs pour la plupart des consommateurs. Le premier dilemme consiste à choisir parmi les deux technologies les plus largement disponibles : DLP ou LCD ? La technologie DLP est basée sur une réflexion de la lumière sur des micro-miroirs. Ce principe entraîne un phénomène appelé « effet arc en ciel » qui se traduit par l’apparition à l’écran de flashs en couleurs. Ils peuvent être gênants pour certaines personnes ou complètement invisibles pour d’autres. Le seul moyen de le savoir pour un acheteur potentiel est de bénéficier d’une démonstration en magasin. Même si les conditions requises ne sont pas parfaites, l’enseigne aura au moins le mérite de proposer une mise en situation du produit. Dans le cas où vous seriez sensible à ce phénomène, vous devrez alors vous diriger vers la technologie LCD exempte de ce genre de problèmes.

Cependant il faut bien garder à l’esprit que chaque technologie à ses propres avantages et ses inconvénients. Ainsi le DLP permet d’obtenir un fort taux de contraste et des noirs profonds, tandis que le LCD affiche un léger retard en ce qui concerne la qualité des noirs. Il devient alors plus difficile d’obtenir une image à la fois contrastée et lumineuse sans griser les noirs ou « brûler » les blancs. Heureusement, les constructeurs ont fait beaucoup de progrès dans ce domaine, et les résultats obtenus sur les modèles actuels s’avèrent la plupart du temps largement suffisants pour un usage domestique.

Attention à l’installation



Une fois la technologie choisie, il faut impérativement se poser la question de l’installation du projecteur. En effet, suivant les modèles on n’obtiendra pas la même taille d’image avec le même recul. Cela est dû au fait que la focale utilisée n’est jamais la même. Quelque fois courte, d’autres fois longue, il faudra définir alors préalablement la dimension de la base de votre écran avant la vente, sans quoi il sera impossible d’afficher la taille voulue. Enfin, si la luminosité n’est pas le critère de choix le plus important, il va tout de même conditionner les conditions d’usages du projecteur. Si l’utilisateur souhaite profiter de ses projections avec une lumière ambiante, il devra opter pour un minimum de 1000 lumens. Cependant, même à cette valeur on ne pourra pas visionner des vidéos en plein jour, et l’image se montrera toujours assez peu contrastée. Les meilleures conditions pour une séance de cinéma : une pièce sombre, voir totalement noire, avec un projecteur d’une luminosité autour des 500 lumens.

Pour finir, il faut faire attention au bruit émis par le ventilateur refroidissant la lampe, car si lors des scènes d’actions, le bruit est couvert, ce dernier devient très vite pénible dans les moments plus intimistes. Noter aussi pour information que l’image se projette sur un support qui pourra être pour l’occasion un mur parfaitement blanc ou mieux, un écran de projection, qui est généralement peu coûteux mais change vraiment la vie …

Toshiba TDP MT200: La référence DLP.


Prix : 1 590 euros
Technologie : DLP, 1 panneau DMD Darkchip 2, 16/9 WVGA 854x480
Standards vidéo : NTSC, NTSC 4.43, PAL, PAL-M, PAL-N, SECAM
Format Vidéo : 480p, 576p, 720p, 1080i
Compatibilité PC : 640x480 à SXGA 1280x1024
Luminosité : 750/600 lumens Ansi
Rapport de contraste : 2500 :1
Bruit du ventilateur : 29 db en mode économique
Durée de vie de la lampe : 2000/ 3000 heures en mode économique

Vraiment un excellent produit dans cette gamme de prix. Il offre tous les avantages du DLP, une qualité de fabrication exemplaire, un silence de fonctionnement appréciable et une qualité d’image exceptionnelle. Difficile donc de lui adresser des reproches, si ce n’est un zoom un peu léger et une télécommande pas vraiment au niveau de l’ensemble.


Toshiba TDP MT500: le prix fait la différence


Prix : 2190 euros
Technologie : DLP, Puce DDR 12° Wide PAL 1280x576
Standards vidéo : NTSC, NTSC 4.43, PAL, PAL-M, PAL-N, PAL 60
Format Vidéo : de 480i à 1080 i et de 480p à 720 p
Compatibilité PC : 640x480 à 1024x768 (comprimé)
Luminosité : 700 lumens Ansi
Rapport de contraste : 2500 :1
Bruit du ventilateur : 30 dB en mode économique
Durée de vie de la lampe : 2000/ 3000 heures en mode économique

Ce projecteur de Toshiba utilise une matrice DLP amputée de 192 lignes afin de coller parfaitement au standard des DVD PAL. Sa luminosité et son taux de contraste sont très suffisants pour afficher une image de 2 mètres de base, et sa matrice 1024x768 lui permet de diffuser une image sans pixel visible. Délivrant une image très cinéma, définie et douce à la fois, le TDP MT500 a un défaut majeur : son prix, qui le réserve de fait aux utilisateurs les plus aguerris, ou tout simplement les plus fortunés.


Epson EMP-TW10H : le meilleur rapport qualité/prix


Prix : 1090 euros
Technologie : 3 panneaux LCD 854x480 de 0,55 pouces
Standards vidéo : PAL/SECAM/NTSC/DTV
Format Vidéo : 525 i, 625i, 525P, 625P, 750P, 1125i
Compatibilité PC : 124 x768, 800 x 600, 640 x 480
Luminosité : 1200 lumens Ansi
Rapport de contraste : 800 :1
Bruit du ventilateur : 29 db en mode noir théâtre
Durée de vie de la lampe : 3000 heures en mode noir théâtre

Premier prix de la gamme Dreamio, le TW10H a été conçu pour un usage Home Cinéma et familial, avec une attention toute particulière accordée au silence de fonctionnement mais aussi à la facilité d’installation. Son point fort réside dans la présence d’un « filtre cinéma » qui rétablit l’équilibre colorimétrique adapté à une restitution cinéma de l’image DVD. Les couleurs sont alors plus chaudes, les teintes chaires plus naturelles et les noirs plus profonds. Bref, une aubaine à ce prix.


Sanyo PLVZ2: un bon choix pour le LCD


Prix: 1490 euros
Technologie : 3 panneaux LCD 1280 x 720 de 0,7 pouces
Standards vidéo : NTSC, NTSC 4.43, PAL, PAL-M, PAL-N, SECAM
Format Vidéo : 480i, 480p, 576i, 576p, 720p, 1035i, 1080i
Compatibilité PC : 640x480 à SXGA 1280x1024
Luminosité : 800 lumens Ansi
Rapport de contraste : 1300 :1
Bruit du ventilateur : 24 db en mode économique
Durée de vie de la lampe : 3000 heures en mode économique

Conçu autour de trois panneaux LCD HDTV, le PLVZ2 délivre une image à la fois suffisamment défini et contrastée pour venir titiller la concurrence sur matrice DLP. Sanyo intègre l’Objectif Shift qui permet de régler les problèmes de placement du projecteur, de haut en bas et de droite à gauche. De plus, sa focale assez courte permet de projeter des images de grande taille avec un recul sommes toutes modeste. Il s’agit donc là d’une alternative de premier choix pour ceux qui préfèrent la technologie LCD au DLP (leur nombre est loin d’être insignifiant).


Infocus Screenplay 4805: La qualité d’image avant tout


Prix: 1490 euros
Technologie : DLP, 1 panneau DMD 854 x 480 DarkChip 2
Standards vidéo : NTSC, NTSC 4.43, PAL, PAL-M, PAL-N, SECAM
Format Vidéo : 480i, 480p, 576i, 576p, 720p, 1035i, 1080i
Compatibilité PC : 640x480 à SXGA 1280x1024
Luminosité : 750 lumens Ansi
Rapport de contraste : 2000 :1
Bruit du ventilateur : 30 db en mode économique
Durée de vie de la lampe : 4000 heures en mode économique

Puce DLP Darkchip 2, matrice WVGA au format 16/9, intégration de la puce Faroudja FLI 2310, Infocus n’a pas lésiné sur les spécifications à ce niveau de prix. Si du côté de l’image, le résultat s’avère satisfaisant avec des noirs profonds et des couleurs chatoyantes, c’est du côté de l’habillage que le bât blesse. La coque n’est pas très design et les matériaux utilisés sont de très moyenne qualité. Conséquence : le bruit de la soufflerie se révèle agaçant à la longue et fait clairement de ce modèle le plus bruyant de notre sélection. Même, l’unique pied de réglages, en plastique, est d’une piètre qualité... Dommage !


Sony VPLHS3: Convivialité et sobriété



Prix: 1390 euros
Technologie : Tri LCD, WVGA 848x484, 0.62 pouces
Standards vidéo : NTSC 4.43, PAL, PAL-M, PAL-N, SECAM
Format Vidéo : de 480i à 1080 i et de 480p à 720 p
Compatibilité PC : 640x480 à 1024x768 (comprimé)
Luminosité : 1200 lumens Ansi
Rapport de contraste : 800 :1 en mode Cinéma Black Pro
Bruit du ventilateur : 28 dB en mode économique
Durée de vie de la lampe : NC

De formes arrondies, le VPLHS3 est placé sur un socle rond qui permet de faire pivoter le projecteur dans tous les sens. Avec le Side Shot 2, on peut du reste déplacer horizontalement et verticalement l’image projetée afin de faciliter son installation. Dans le même état d’esprit, la focale grand angle autorise une image de 2 mètres de base avec seulement 2 mètres de recul… (très bien pour les petits appartements). Cela dit, le résultat obtenu n’est pas exceptionnel, pour cause de léger « bruit » vidéo et de grille bien visible. Toutefois, la luminosité se montre excellente, avec une bonne qualité des noirs. Il n’en reste pas moins que ce projecteur brille plus par ses fonctionnalités que par sa qualité d’image.

JDLI + GC – la vie numérique

Publié le 04 février 2005
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