SupInfo intensifie son déploiement à l’étranger

L’école supérieure d’informatique n’a cessé depuis 2001 de construire de nouvelles structures sur le territoire français mais aussi à l’international. Et c’est en cela que SupInfo, fondée en 1965 en France, se démarque des autres grandes écoles d’ingénieurs. Elle forme en ce moment environ 4 500 étudiants dans le monde. Pour en savoir plus sur le positionnement de SupInfo dans le monde et sur ses prochaines implantations géographiques, nous avons rencontré Alick Mouriesse, président de l’école.

Entre la France et l’étranger, comment se positionner ?

SupInfo bénéficie de nombreux partenariats avec des entreprises telles que Microsoft, Apple, Oracle, Sun, Cisco… « Notre positionnement en France comme à l’international est de professionnaliser nos études pour que chaque diplômé soit une valeur ajoutée dans la société où il fera ses premiers pas », déclare Alick Mouriesse. A la difficulté de s’intégrer sur un autre pays, le président explique que « même si l’approche des marchés est différente, une chose est commune : le besoin des entreprises. Elles veulent toutes que les jeunes soient ouverts sur le monde ». Le président nous a confié que SupInfo compterait bientôt parmi ses partenaires Check Point, le spécialiste des solutions réseaux pour la sécurité.

Les étudiants de SupInfo jouent aux chaises musicales

A la rentrée 2007, SupInfo ouvrira six nouveaux établissements à Lyon, Clermont-Ferrand, Marseille, Lille, Limoges et Orléans ce qui lui permettra de comptabiliser un total de 22 sites sur le territoire français. « Nous avons le réseau le plus dense en France en ce qui concerne les écoles d’ingénieurs. Notre point fort est la totale mobilité en France et à l’étranger qui est accessible par tous nos étudiants », explique Alick Mouriesse. Pendant le cursus au sein de l’école d’ingénieurs, d’une durée de cinq ans, les élèves ont la possibilité de changer de pays tous les ans. Et si le Canada reste la destination première, celles de la Chine et de Londres attirent de plus en plus. La forte mobilité de l’école lui permet de recruter une multitude de jeunes à l’étranger qui viennent ensuite en France. Prenons le cas de SupInfo en Chine où 90 % des étudiants sont chinois. « Nous travaillons dans une logique de communauté d’étudiants et nous sommes heureux de voir l’accueil positif du système de notre école française par les étudiants des autres pays », exprime le président de SupInfo. Ce dernier ajoute que « si jusqu’à cette année, la mobilité se faisait d’une année sur l’autre, pour 2007-2008 elle se fera même en cours d’année ». Les programmes étant les mêmes dans les différents pays, les élèves n’auront aucun décalage dans leurs formations.

Le Brésil : prochaine destination de SupInfo

L’école s’implantera, en 2008, au Brésil, à Costa Rica, en Espagne, à Dubaï et en Italie. D’autres points de mire sont également visés tels que la Russie, le Mexique ou encore le Danemark, mais Alick Mouriesse précise qu’à ce jour « rien n’est finalisé ».
Et à ce dernier de conclure : « Même les américains n’ont pas formé de réseau tel que le nôtre, c’est pour cela que nous allons vite dans notre déploiement à l’international. »

Aurélie Blaize

Publié le 06 juin 2007
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