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Des voeux de « non piratage » pour le Président de la République
Les propositions du rapport pour enrayer l'effondrement de l'industrie du disque ont obtenu l'approbation de Nicolas Sarkozy qui ne lâchera rien concernant le respect des droits d'auteurs. En plus des sanctions prévues dans le cadre de la loi Hadopi, il souhaite s'attaquer aux sources de piratage.
En parallèle, il reconnaît que l'offre légale de fichiers musicaux et de films sur internet doit être plus abondante. « Il serait donc utile que les ayants droit référencent sans délai la totalité de leur catalogue sur toutes les plateformes mais également sur un portail unique qui référencerait l'ensemble de l'offre disponible », a-t-il expliqué.
Une autre mesure consiste à lancer d'ici cet été une carte musicale pour en quelque sorte rééduquer les jeunes, « réhabituer les jeunes à acheter ce qu'ils écoutent » explique le Président. Cette carte permettrait d'acheter de la musique sur des sites légaux, pourrait coûter 200€ et être subventionnée par l'Etat à hauteur de 50%.
A noter que 750 millions d'euros du futur « grand emprunt » national seront consacrés à la numérisation du patrimoine culturel de la France - livres, films, programmes audiovisuels, archives de presse, collections ethno-musicales, objets d'art.
Enfin, la question de la taxation de la pub sur Internet a été évoquée. Nicolas Sarkozy a demandé à son ministre de l'Economie, Christine Lagarde, de préparer une expertise « pour appréhender fiscalement les activités publicitaires des grands portails et moteurs de recherche internationaux présents en France ». « Pour l'instant, ces entreprises sont taxées dans le pays siège mais elles ponctionnent une part importante de notre marché publicitaire. Cela s'appelle de la fuite de matière fiscale et c'est particulièrement dommageable. On n'a aucun cadeau à leur faire », a-t-il expliqué.
Vive réaction de l'UFC-Que Choisir
L'UFC-Que Choisir a réagi au discours du Président de la République et regrette que Nicolas Sarkozy « soutienne des mesures qui, une fois de plus, font peser sur le consommateur le poids de l'inadaptation des industries culturelles à l'ère numérique et qu'il réamorce la surenchère répressive », « Le consommateur, qui supporte déjà les effets de la loi Hadopi, va devoir, à présent, supporter la charge des différentes mesures visant à « soutenir » l'industrie musicale ». En effet, le rapport Zelnik parle de crédits d'impôts accrus pour les maisons de disques, d'une subvention à la consommation, d'une augmentation d'une partie de la TVA payée par les fournisseurs d'accès internet... et pour les financier certainement une augmentation des prix des forfaits Internet ou une contribution indirecte via impôt.
« L'UFC-Que Choisir déplore, une fois de plus, que le gouvernement ait fait le choix de soutenir une industrie déclinante au détriment du consommateur. Les remèdes proposés seront sans effets sur le marché des biens et services culturels et sans aucune retombée pour les artistes - créateurs. On ne prépare pas l'avenir en maintenant sous perfusion des acteurs qui ne veulent pas s'adapter » conclut l'association. |
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Publié le 8 janvier 2010
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Les commentaires
Par OrangeOrange le 09/01/2010 à 04:33 Les 10 derniers articles mis en ligne
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Nicolas Sarkozy a profité de ses vœux au monde de la culture pour revenir sur le dossier du piratage des œuvres culturelles. Se basant sur le rapport Zelnik, dont il a approuvé et validé les propositions, le Président de la République entend mettre en place un filtrage d'internet mais aussi des catalogues plus étoffés et une ‘carte musique jeune'.

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