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De Hollywood à l'Elysée, on télécharge allègrement et illégalement

L'information fait le tour de la Toile. Alors que les premiers "pirates du Net" attrapés par l'Hadopi s'apprêtent à comparaître devant les tribunaux, un site révèle que l'Elysée a été le théatre de téléchargements illégaux. Des adresses IP situées au sein du palais présidentiel seraient à l'origine de ces téléchargements de films et d'albums musicaux.

Alors qu'il y a 15 jours le Président de la République annonçait qu'il fallait s'attaquer au streaming, l

L'information a été lancée par le site Nicopik qui a mis découvert, via le site YouHaveDownloaded, la liste des contenus téléchargés. On y trouve pêle mêle : Le Casse de Central Park, Mission Noël et Echange Standard et un album des Beach Boys.

Si l'information s'avère exacte, le dispositif de la riposte graduée pourrait être remis en question. L'adresse IP faisant foi, l'Hadopi pourrait se saisir de l'affaire et envoyer un mail d'avertissement à l'Elysée. Cette adresse peut toutefois avoir été usurpée. Auquel cas, la démonstration serait faite de l'inutilité de la haute autorité, notent ses détracteurs.

Suren Ter-Saakov, responsable du site YouHaveDownloaded interrogé par le Nouvel Obs, affirme qu'une personne située au sein de la Présidence est bien à l'origine de ces téléchargements mais que pour autant, " le Président est irréprochable " et qu'il s'agit certainement " d'une machine personnelle... qui utilise l'adresse IP du Palais de l'Elysée ".

Comment fonctionne YouHavedownloaded ? Le site aurait indexé les téléchargements publics sur BitTorrent, une technologie de partage de fichiers peer-to-peer. Et il les publie. Vous pouvez d'ailleurs consulter votre propre historique de téléchargement.

L'Elysée n'est pas la seule à se faire épingler. Les employés des studios d'Hollywood ont également été pris à télécharger illégalement, comme le révèle le site TorrentFreak qui affirme que des employés de Sony, Universal ou encore la Fox téléchargent illégalement sur leur lieux de travail.

Reste que certains voient dans cette affaire une cabale contre l'Elysée. " Le site ne prouve rien ", affirme Numerama, qui souligne que " les adresses IP ont pu apparaître dans les trackers sans qu'elles soient réellement utilisées pour pirater ". Et de noter au passage que l'on ne sait " rien de la méthodologie employée par YouHaveDownloaded. "

Suren Ter-Saakov reconnait d'ailleurs qu' " Une adresse IP est une adresse IP " et que " ce n'est pas une donnée fiable pour identifier un internaute ".
 

Publié le 17 décembre 2011