Linkers DS : la Grande-Bretagne interdit ce que la France avait permis

Publié le jeudi 29 juillet 2010

20091207_12Sur le sort qui doit être réservé aux linkers, ces cartouches factices qui permettent la lecture et le stockage de jeux vidéo contrefaits, tous les pays ne s’accordent pas. Alors que Nintendo n’a pour le moment pas réussi à faire appliquer en France les jugements d’Hong Kong condamnant la société Divineo France ayant produit et vendu ces appareils, en Grande-Bretagne, les linkers viennent en revanche d’être interdits.

Outre-Manche, les linkers ont été bannis, en tout cas ceux, très répandus, de la marque R4. C’est contre Wai Dat Chan et Playable Ltd que le jugement a été rendu. Dorénavant, il est donc illégal de vendre, importer et promouvoir ces machines.

Nintendo, qui évalue le manque à gagner découlant de cette pratique à 50 % (ses ventes de consoles ayant en effet chuté de ce pourcentage) et estime que ses jeux et logiciels ont été piratés 238 millions de fois, a donc réussi à se faire entendre. La Haute Cour a en effet jugé l’argument selon lequel les linkers permettaient de lancer non seulement des jeux piratés, mais également des logiciels amateurs (homebrews) comme non recevable, puisque le lancement de ces homebrews nécessite de passer outre les systèmes de sécurité des consoles Nintendo.

En France, suite à l’appel de Nintendo face à la décision du Tribunal de Grande Instance en faveur de Divineo France, un second jugement est encore à venir.




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