Jeux vidéo: DHM fait le relais entre le Japon et la France
Publié le mercredi 10 septembre 2008
C'est dans un esprit 100% gamer que David Muhlbach, directeur exécutif de DHM Interactive, a lancé sa société. En effet, quel joueur de jeux vidéo, peut-être lui en premier, n'a pas été frustré de ne pas pouvoir jouer à des jeux japonais parce qu'ils n'étaient pas distribués à l'international ou alors qu'en VO ? C'est exactement le problème que la jeune société entend résoudre en éditant et distribuant sur le marché européen, des jeux vidéo japonais traduits !
Et le créneau n'est pas mauvais à en juger par l'engouement des Français pour la culture nipponne. Mangas, cinéma d'animation, nouvelles technologies, jeux vidéo... la demande est grandissante. L'éditeur et distributeur rappelle « les gamers sont nombreux à apprécier, voire aduler, les jeux vidéos japonais. Preuve en est, le nombre croissant de magasins spécialisés dans les imports et leur succès grandissant ».
Le processus est relativement simple : aller chercher au pays du soleil levant, auprès des développeurs japonais, les licences des jeux ! Oui, mais quels jeux choisir ? Sur ce point, David Muhlbach joue la carte communautaire. Il se base, en effet, pour une grande partie, sur les avis et commentaires diffusés sur Internet. Il sait ainsi facilement et rapidement quelle est la demande et peut cibler les jeux qui rencontreront le plus de succès. Les jeux sont également testés et là encore le directeur exécutif paie de sa personne ! Le jeu sélectionné est ensuite localisé (transplantation du système NTSC au système PAL, traduction...). Celui-ci est traduit en 5 langues voire 6 pour certains jeux (en néerlandais). L'écrit est entièrement traduit, mais pour la traduction orale, DHM a opté pour un sous-titrage qui permet de garder l'ambiance japonaise par le son.
Vient enfin l'étape la plus délicate : la distribution. DHM opère en direct en France ou via de gros intermédiaires ou grossistes. En Europe, le schéma repose sur un représentant commercial qui est en contact avec un grossiste par pays. En France, par exemple, les jeux DHM sont référencés chez la Fnac. D'autres référencements devraient suivre très prochainement.
L'éditeur annonce 6 jeux, 4 qui sortiront d'ici la fin de l'année et 2 autres en mars 2009. Le catalogue comprend déjà quelques offres de poids à commencer par le jeu de simulation sur PC A-train 8. Le joueur est dans la peau du directeur d'une compagnie ferroviaire, il est maire de sa ville et doit développer le meilleur réseau ferroviaire. Le jeu bien implanté au Japon a été développé par Artdink et s'inscrit dans la lignée Sim City. Il comprend une trentaine de cartes pré-conçues, 120 bâtiments et 60 trains. Il propose pour finir au joueur d'intégrer sa propre musique. A noter que le jeu sera disponible en téléchargement sur le site de DHM Interactive (novembre 2008 / 30€).
DHM Interactive sortira en fin d'année, tout juste pour Noël, le coffret Sengoku Anthology comprenant les trois épisodes de Sengoku. En effet, l'éditeur français a acquis les licences exclusives sur tout le catalogue SNK pour l'Europe. Ce jeu ravira les nostalgiques de la console Neo Geo et affiche en outre un prix abordable (30€ sur PC / 40€ sur PS2). Toujours dans le catalogue SNK, DHM Interactive sortira en mars prochain Metal Slug Collection PC. Le coffret proposera les sept épisodes. Pour mémoire, le premier jeu est sorti en 1995 et l'on trouve encore ces titres sur les jeux d'arcade.
Enfin, l'éditeur présente au public français , un jeune charpentier qui n'est pas sans rappeler un célèbre plombier ! Le jeu est basé sur le dessin animé japonais, d'ailleurs, en cadeau, le client qui achètera le jeu repartira en prime avec un épisode du dessin animé. Le principe est simple, Gensan doit lutter contre les Yakusa pour « sauver son village natal ». Charpentier à la base, le joueur sera aussi comédien, maître sushi ou encore joueur de baseball et à chaque activité professionnelle ses techniques de combat ! (Gensan vs Yakusa est un jeu d'action sur PSP, 40€).